Tabac : première cause de mortalité évitable

Alors que la Journée Mondiale de sans tabac se déroulera demain, la France entend marquer sa farouche volonté de lutter contre ce fléau qui frape encore des millions de Français. Ainsi à propos du tabagisme, il nous appartient de ne surtout pas entrer dans le débat moral relatif à la pertinence ou non de fumer mais de nous attacher exclusivement à l’analyse de ses conséquences. Tout d’abord dans la mesure où cette problématique est importante mais accessoire, balayons rapidement la question financière. Au-delà du coût pour les fumeurs, le tabac coûte énormément d’argent à la collectivité en raison des frais médicaux remboursés respectivement par l’Assurance Maladie et les mutuelles santé. A cet égard, il convient de noter que la mutuelle santé d’un adhérent s’efforce de l’accompagner de manière optimale lorsque celui-ci formule le désir de cesser de fumer. A l’heure où le déficit de la Sécurité Sociale est colossal et où les mutuelles santé éprouvent de réelles difficultés à assumer tous ces remboursements, certains s’interrogent à propos des frais engagés pour le traitement des fumeurs. Il est logique pour ne pas dire évident que les fumeurs doivent bénéficier de l’ensemble des soins nécessaires mais il serait de bon aloi de lancer un débat public sur les conséquences financières du tabac en France.

Toutefois, il est fondamental de contrebalancer ce raisonnement en insistant sur la manne financière que représente le tabac en terme de taxes pour l’Etat. Cependant, la principale préoccupation relative au tabagisme réside dans l’aspect médical conformément aux informations récemment publiées par le Ministère de la Santé : « En France, le tabac reste la première cause de mortalité évitable avec 60 000 décès par an, dont 5.000 liés au tabagisme passif. Un fumeur sur deux décèdera d’une pathologie liée à son tabagisme. Les chiffres du Baromètre santé 2010 révèlent par ailleurs la première hausse significative du tabagisme depuis la Loi Evin ». C’est pourquoi, Nora BERRA, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, participera à la conférence organisée à Paris par différents organismes à ce sujet. Il s’agit d’une cause nationale à l’égard de laquelle il serait de bon aloi d’assister à un consensus politique et citoyen de la plus grave envergure possible.

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