Alors que nous avons d’ores et déjà présenté les excellents résultats financiers du Groupe MGEN pour l’année 2010 à l’occasion de nos développements antérieurs, il convient aujourd’hui de citer la réaction de son Président. En effet si les mutuelles santé ne disposent pas d’actionnaires comme les compagnies d’assurance traditionnelles, elles ont en revanche des structures organisationnelles assez similaires. Ainsi chaque mutuelle santé compte un Président dont le rôle est d’incarner les valeurs mutualistes et de prendre le chemin le plus productif du point de vue mutualiste. A cet égard, il est d’ailleurs intéressant de souligner que le fonctionnement des mutuelles santé est envisagé de manière très spécifique par le Code de la Mutualité. Or, cette spécificité Législative relative aux mutuelles santé est assez surprenant dans la mesure où les entreprises ne bénéficient pas d’un Code dédié mais doivent se contenter de dispositions émanant du Code de Commerce, du Code Civil ou encore du Code Général des Impôts.
Toutefois pour en revenir à la MGEN qui est la première mutuelle santé Française, il convient de noter qu’elle connaît une croissance significative au regard de l’ampleur concurrentielle présente sur ce marché. C’est pourquoi, son Président peut se montrer particulièrement satisfait desdits résultats : « Année après année, le groupe MGEN se transforme. Avec le lancement des garanties sur la dépendance et la perte temporaire d’autonomie, 2010 a été l’année de l’innovation en prévoyance. Aujourd’hui, sur les 5 millions de personnes couvertes pour la dépendance en France, plus de 2 millions sont à la MGEN. Notre mutuelle se diversifie et devient un acteur de la protection sociale complémentaire au sens large : santé, prévoyance, retraite, dépendance.» Par ailleurs, la MGEN comme 5 autres mutuelles santé devraient connaître une croissance financière assez importante au cours des prochaines années puisqu’elles sont entrées dans un processus de concentration. Ainsi, les mutuelles santé ont désormais parfaitement que leur pérennité passait impérativement par une mutualisation des dépenses structurelles puisque le retrait de l’Assurance Maladie s’accentue presque quotidiennement. Dès lors, cette association de plusieurs mutuelles santé sous la même bannière mais tout en conservant leurs identités propres constitue certainement le seul avenir viable de la protection sociale complémentaire face à une protection sociale principale pour le moins défaillante.
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