Si la problématique de la protection sociale est prégnante dans l’ensemble de la population hexagonale, elle l’est encore davantage chez les étudiants. En effet, il est très difficile pour eux d’envisager l’idée d’adhérer à une mutuelle santé au regard des coûts mensuels que cela représente. Malgré les tarifs préférentiels proposés par les mutuelles santé, cela reste encore globalement inabordable pour la plupart des étudiants. Or, il est aujourd’hui incontestable que la protection sociale accordée par l’Assurance Maladie n’est plus en corrélation avec les besoins concrets des patients. C’est pourquoi, nombreux d’entre eux sont désormais contraints de renoncer à l’idée de se faire soigner y compris lorsque cela est indispensable ce qui constitue naturellement un recul inacceptable en terme d’égalité de l’accès aux soins. Il appartient en conséquence aux pouvoirs publics de trouver des solutions permettent de résoudre cette situation de manière rapide et surtout durable car l’empilement de mesures limitées n’a réellement aucun effet salvateur.
Dès lors afin d’illustrer cette réalité selon laquelle de nombreux étudiants sont contraints de renoncer à la réception de soins vitaux, il convient de s’appuyer sur le rapport publié par la LMDE qui joue à la fois le rôle de mutuelle santé et d’organisme gestionnaire des prestations d’assurance Maladie. Il apparaît effectivement que 34% des étudiants ont renoncé à une consultation médicale sur le fondement de motivations financières au cours des six derniers mois. Par ailleurs, ledit rapport rédigé et publié par la LMDE indique que « cette explosion du renoncement aux soins est particulièrement marquée en ce qui concerne l’accès à certaines spécialités médicales. En effet, si seulement 12% des étudiants n’ont bénéficié d’aucune consultation chez un généraliste, ce sont près de 6 étudiantes sur 10 (57%) qui n’ont pas consulté de gynécologue dans les 12 derniers mois précédent l’enquête ». Il s’agit d’une situation aussi préoccupante qu’intolérable puisque la protection de la santé au cours de la période étudiante est un gage de santé pour toute la vie. C’est pourquoi, les pouvoirs publics auraient davantage intérêt à soutenir les jeunes en matière d’accès aux soins car cela permettrait d’accomplir de substantielles économies sur le long terme en matière de protection sociale.
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