A l’aube de la rentrée universitaire 2011/2012, il nous appartient de revenir sur un dossier aussi intéressant que préoccupant et qui concerne le secteur de la protection sociale des étudiants. Dans cette optique, il est de bon aloi de s’appuyer sur l’enquête réalisée par la LMDE car en tant que mutuelle santé spécialisée dans le secteur étudiant et organisme délégataire de l’Assurance Maladie pour ces mêmes étudiants, elle connaît cette problématique de manière optimale. En effet, la LMDE présente la particularité d’être à la fois une mutuelle santé et un organisme gérant le régime obligatoire de l’Assurance Maladie. A cet égard, il convient d’ailleurs de souligner que les étudiants effectuent parfois des confusions entre la partie optionnelle que constitue la mutuelle santé et la partie principale que représente l’Assurance Maladie. Néanmoins, il faut immédiatement noter que la LMDE accomplit un travail remarquable qui bénéficie pleinement à l’ensemble des étudiants et qu’à ce titre il est nécessaire de ne formuler aucune critique à son sujet en raison de cette ambiguïté statutaire dont elle n’est d’ailleurs pas responsable.
En revanche, il convient de s’inquiéter pour la situation des étudiants en matière de santé car la dernière enquête réalisée par la LMDE au cours du mois de Mai 2011 illustre l’existence de réels déficits : « La Mutuelle des Etudiants (LMDE) publie les premiers résultats de sa troisième enquête nationale sur la santé des étudiants. Menée auprès de 8500 étudiants représentatifs de l’ensemble des académies, cette enquête révèle une nette dégradation de la situation sanitaire et sociale des étudiants. Il y a urgence à agir ». Cette problématique de l’accès aux soins concerne actuellement toutes les couches de la population mais affecte encore plus durement les étudiants car ils disposent de ressources financières plus que limitées. Dès lors face à la réduction significative des remboursements alloués par l’Assurance Maladie par le biais de la LMDE, certains étudiants sont contraints de renoncer à la réception de soins pourtant médicalement nécessaires ce qui est naturellement inacceptable sur le territoire hexagonal.
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