Au même titre que l’ensemble des mutuelles santé travaillant majoritairement sur le marché Français, la LMDE s’interroge énormément quant au plan de rigueur présenté par le Gouvernement de François Fillon. En effet de manière tout bonnement inattendue, il prévoit effectivement d’imposer chaque mutuelle santé avec davantage de vigueur que par le passé ce qui se répercutera nécessairement sur les adhérents mutualistes. C’est pourquoi, la LMDE formule de vives inquiétudes pour ces-derniers car ils se tournaient vers une mutuelle santé pour limiter les retraits continus de l’Assurance Maladie en terme de protection sociale. Or du fait du rapport inévitable de cette augmentation sur les cotisations acquittées par les adhérents de la mutuelle santé, nombreux d’entre eux seront tout simplement contraints d’y renoncer. Il s’agit d’un recul majeur sur le terrain de la protection sociale qui vient s’ajouter à la situation d’ores et déjà guère brillante de l’Assurance Maladie.
En outre, les préoccupations de la LMDE sont d’autant plus grandes que cette mutuelle santé se charge essentiellement de la protection sociale des étudiants tant sur le plan obligatoire que complémentaire. Il est alors évident que les étudiants seront les premières victimes de ce dispositif affectant négativement les mutuelles santé car ils bénéficient de ressources plus que limitées qui ne pourront pas supporter une telle augmentation. En conséquence, la colère exprimée par la LMDE n’a rien de surprenante et illustre bien le climat qui règne actuellement en France en matière de protection sociale complémentaire : « Le plan de rigueur du gouvernement prévoit une nouvelle augmentation des taxes sur les cotisations des adhérents mutualistes. La Taxe sur les Contrats d’Assurance (TCA) sera ainsi doublée pour les contrats d’assurance dits « solidaires et responsables », représentant la très grande majorité des complémentaires santés proposées par les mutuelles, passant de 3,5% à 7% ». Il s’agit d’une augmentation d’autant plus surprenante que celle prévue sur les parcs d’attraction a d’ores et déjà été retirée du fait de l’intervention rigoureuse de Jean-Pierre Raffarin. Il semblerait en conséquence que les mutuelles santé ne disposent pas d’une voix suffisamment audible à l’échelle politico-médiatique malgré une implantation majeure en matière de protection sociale.
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