Mutuelles : la LMDE critique le Gouvernement

Alors que l’actualité médicale est actuellement rythmée par de nombreuses thématiques très importantes, tout le monde aura remarqué que la nouvelle taxation des mutuelles constitue le sujet central de toutes les discussions. En effet depuis quelques semaines, chaque mutuelle santé publie son propre communiqué de presse afin de dénoncer les dangers relatifs à cette mesure initiée par le Gouvernement de François Fillon. Malgré les allégations de Nora Berra qui est Secrétaire d’Etat chargé de la Santé sous la tutelle de Xavier Bertrand, les mutuelles santé estiment ne pas disposer de suffisamment de fonds propres pour ne pas répercuter l’augmentation de la fiscalité dont elles feront prochainement objets. Par ailleurs, les syndicats ainsi que toutes les associations assurant la protection des consommateurs s’interrogent aujourd’hui sur l’opportunité de trouver un tarif de mutuelle santé accessible pour les foyers dont les revenus sont limités. Il y a fort à parier qu’il soit désormais plus difficile de trouver une mutuelle santé pas chère parce que la répercussion même partielle de cette hausse des charges devrait peser relativement lourd sur les cotisations mensuelles déboursées par les adhérents.

Or parmi les mutuelles santé qui affichent la plus grande préoccupation, il convient de citer la LMDE qui est un organisme assurant à la fois le régime obligatoire et la partie complémentaire des étudiants : « Au 1er octobre 2011, près de 13% de chaque cotisation mutualiste sera désormais prélevée renchérissant un peu plus le coût de la santé. La LMDE dénonce une mesure profondément injuste qui va contraindre de nouveaux étudiants à renoncer à bénéficier d’une couverture santé et aggraver les difficultés d’accès aux soins ». Ces préoccupations sont d’autant plus légitimes qu’elles viennent faire écho au troisième rapport sur la santé des étudiants publié par la LMDE au cours du Printemps dernier. Il illustrait parfaitement les immenses difficultés financières rencontrées par les étudiants dans l’optique du suivi médical dont ils ont pourtant impérativement besoin. En effet, ce rapport démontrait très clairement et sans la moindre ambigüité que de nombreux étudiants sont contraints de renoncer à tel ou tel service médical sur le fondement de raisons purement financières.

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